Archives de Catégorie: Littérature US

La dame qui aimait les toilettes propres – J.P Donleavy

J’ai pensé faire une note brève pour parler de ce livre.

Son titre est intéressant, drôle, surprenant.

C’est tout.

 Mais c’est peut-être vraiment trop bref. Il faut que je trouve les mots pour expliquer pourquoi ce livre a été long à lire, malgré ses 138 pages.

Et m’en prendre uniquement à moi-même : j’ai un jour décidé d’acheter plusieurs livres uniquement parce que leurs titres me plaisaient… (et puis, il y avait un tableau de Botero sur la couverture, et j’ai un faible pour cet artiste)

L’imbécile jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus…

 L’histoire est finalement assez banale : celle d’une femme qui a tout, et qui petit à petit s’en trouve dépossédée. Divorce, arnaque financière…

 Jusqu’au jour où, en allant aux toilettes dans un établissement funéraire aux « toilettes divines » (mais ce sont des toilettes tout de même ! « divines » c’est un peu fort, non ?), la fortune lui sourit.

 Et voilà, c’est fini !

 Et le style… Parlons-en du style ! L’auteur coupe toutes ses phrases et j’ai vraiment eu un mal fou à trouver le rythme que l’auteur a voulu donner. D’ailleurs, je le cherche encore. Est-ce pour nous montrer que le personnage principal se trouve dans une spirale infernale ? Surement. Mais moi, je n’adhère pas.

 J’ai cherché des avis et critiques positives de ce livre pour voir… Mais je n’en ai pas trouvé.

Alors, ami lecteur, si tu le souhaites, je te prête ce livre (j’ai des principes, je ne donne pas un livre, je l’offre à la rigueur, mais le donner, ça non !) et je te laisse faire ta critique ici même.

 J’attends….

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Classé dans Déception, Littérature US

Grand-mère déballe tout – Irène Dische

Pas commode, la mamie.

Il faut dire que le sort n’a pas été fort sympathique avec elle.

C’est vrai ! Elle, l’aristo bourrée de principe, elle est mariée à un médecin. Ah, le problème c’est qu’il est juif, qu’ils vivent en Allemagne, dans les années 1940.

Et si on ajoute à cela une progéniture qui s’assoit sur quelques principes pour embrasser la culture américaine… Tout fout l’camp, ma bonne dame !

 Ce portrait au vitriol m’a bien plu et je la trouverais presque rock and roll Bonne-maman !

C’est drôle, grinçant et souvent à prendre au dixième degré, mais ça fonctionne bien !

 En guise d’apéritif, les premières lignes du roman :

« Beaucoup de ce qui a capoté (kaput, comme disent les Américains) dans les générations qui ont suivi la mienne peut être imputé au sperme stérile de Carl. Il a tué ses homoncules par héroïsme ; les détails, plus tard. Par conséquent, il n’a réussi à faire qu’un seul enfant. Et du mauvais sexe. Nous avons essayé, et essayé encore d’en avoir un autre. Il s’enfonçait en moi et me labourait sans faillir. Il travaillait dur, grognant et suant – ce n’était pas un fainéant. Après, je restais sur le dos, jambes en l’air au-dessus de ma tête, plantes de pied jointes, comme en prière. »

 Je vous laisse apprécier (ou pas) cette « introduction » et vous précise, au cas où, que Irène Dische a été le premier écrivain non allemand à recevoir le Prix des critiques allemands.

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Classé dans Coups de coeur, Littérature US

Le dernier templier – Raymond Khoury

D’habitude, j’attends d’avoir fini un livre pour faire une petite note � ce sujet. Sauf que là, Le Dernier Templier m’intrigue, même si tout avait très mal commencé !

J’avoue avoir été un peu décontenancée à la lecture des premières pages et je me suis même dit que je risquais de ne pas le terminer. Grossière erreur !! Je trépigne d’impatience de connaître la fin !!!

Bon, le sujet des Templiers et le fantasme qui l’entoure en ont fait un sujet usé et en manque total d’originalité. Je ne parlerai même pas ici du succès, commercial uniquement, du Da Vinci Code et Cie qui sont d’une platitude sans nom. Je dois tout de même concéder que l’écriture de Raymond Khoury nous maintient en haleine et nous prend assez rapidement.

A propos de l’auteur

Né en 1960 à Beyrouth, Raymond Khoury quitte son pays en 1975, au début de la guerre civile, pour étudier à New York. Quand il retourne au Liban, c’est pour y devenir architecte, dans l’espoir d’aider à la reconstruction de sa ville natale. Cependant, en 1984, la guerre s’intensifiant, il émigre à Londres, change de voie et fait une brillante carrière dans la finance… où il s’ennuie terriblement. Il se lance alors dans le métier de scénariste, notamment pour la célèbre série MI-5 sur les services secrets britanniques. En 1996, il écrit Le Dernier Templier et se voit proposer par une prestigieuse maison d’édition américaine un contrat en or qu’il refuse parce qu’on lui demande d’en faire un simple roman d’aventures en excluant toute allusion à la religion. Le manuscrit dort dans ses tiroirs jusqu’en 2005, date à laquelle un éditeur s’enthousiasme et le publie. Aujourd’hui, Le Dernier Templier est un best-seller mondial et Raymond Khoury écrit son deuxième roman.

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Classé dans Littérature US

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Et bien moi, je lis Elle, et parfois on y trouve des trésors ! Grâce cet hebdo que je lis presque toutes les semaines rarement j’ai découvert un livre absolument extraordinaire ! De comprendre qu’il s’agissait d’un roman épistolaire, et hop, l’affaire était bouclée. Je suis faible…

Il n’a pas fait deux jours le malheureux… mais c’était un moment sublime, exquis, sensationnel ! Je n’avais rien lu de Mary Ann Shaffer et j’avais bien tort : une écriture légère, des personnages attachants et hauts en couleurs. On sent dans ce livre une connaissance pointue de Guernesey : je n’y ai jamais mis les pieds mais ses descriptions me permettent d’en connaitre presque tous les recoins. En plaçant son roman pendant la seconde Guerre mondiale, l’auteur a réussi à ne pas mêler de façon artificielle l’Histoire avec son intrigue, nous donnant juste le cadre nécessaire.

S’il reste une place dans leur cercle, je veux bien en être….

 Pour vous donner un descriptif du livre :

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’ile de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant. Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité! Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey, découvrant l’histoire de l’ile, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies… Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

A propos de l’auteur

Mary Ann Shaffer est née en 1934 en Virginie-Occidentale. C’est lors d’un séjour à Londres, en 1976, qu’elle commence à s’intéresser à Guernesey. Sur un coup de tête, elle prend l’avion pour gagner cette petite île oubliée où elle reste coincée à cause d’un épais brouillard. Elle se plonge alors dans un ouvrage sur Jersey qu’elle dévore : ainsi naît fascination pour les îles anglo-normandes. Des années plus tard, encouragée à écrire un livre par son propre cercle littéraire, Mary Ann Shaffer pense naturellement à Guernesey. Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates est son premier roman, écrit avec sa nièce, Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants. Mary Ann Shaffer est malheureusement décédée en février 2008 peu de temps après avoir su que son livre allait être publié et traduit en plusieurs langues.

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Classé dans Littérature US, Romans épistolaires