Archives de Catégorie: Littérature espagnole

L’Ombre du vent – Carlos Ruis Zafon

Puisque je vais vous parler de L’ombre du vent, j’en profite pour inaugurer une nouvelle catégorie… Celle, très classique, des coups de cœur. Et en parallèle, je vais créer prochainement une rubrique « Déception », et je sais déjà que le livre que je peine actuellement à terminer sera nominé…

Mais en attendant, quelques mots sur L’ombre du vent. La blogosphère et la presse ont été plus qu’élogieux sur cet opus de l’espagnol Zafon, qui n’en est pas à son coup d’essai.

Avec L’ombre du Vent, on plonge dans la Barcelone du début XXe, guidés par un adolescent à qui il arrive, il faut bien l’admettre, des aventures totalement irréelles. Le talent de l’auteur est bien de nous entrainer dans un univers onirique et fantastique, tout en le teintant d’un réalisme perturbant. L’auteur ne nous épargne pas la description crue de la terreur franquiste. Ni celle de Barcelone, personnage central finalement.

J’ai été séduite par cet univers qui nous entraine dès le début dans un « cimetière des livres oubliés » : la porte ouverte à tous les possibles ! Les personnages sont hauts en couleurs, à la limite de la caricature, et je crois qu’il y a presque un peu de Tim Burton là dedans. Un univers, je vous le dis !

Je rejoins toutefois certaines critiques d’internautes qui ont été lassés par ces croisements de coïncidence qui finissent par ne plus en être, mais après tout, quelle importance !

Avant de conclure, cher ami lecteur, je partage avec toi cette citation :

Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui

4e de couv

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

A propos de l’auteur

Carlos Ruiz Zafón (né en 1964 à Barcelone) est un auteur espagnol. Ruíz Zafón écrit principalement en castillan. Il habite depuis 1993 à Los Angeles où il écrit des scénarios de films.

À l’âge de quatorze ans, Carlos Ruiz Zafon écrit son premier roman, une histoire de 500 pages. À dix-neuf ans, il choisit de commencer sa carrière dans la publicité, qu’il quitte pour se consacrer à son roman El principe de la niebla (Le Prince du brouillard, 1993) qui gagne le prix de la jeunesse d’Edebé en 2000.

Son quatrième roman, L’Ombre du vent a reçu un bon accueil de la critique et a été traduit en de nombreuses langues. Il a été sélectionné dans les romans étrangers pour le prix Femina 2004. Il a reçu aussi des prix littéraires français, comme le Prix des Amis du Scribe et le Prix Michelet en 2005, ainsi qu’au Québec, comme le Prix des libraires du Québec 2005 (Roman hors Québec).

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Coups de coeur, Littérature espagnole