Archives mensuelles : novembre 2010

Agatha et George, marraines de Challenges

Depuis quelques jours, George est atteinte d’une  « challengite » aigue et nous a proposé, entre autres, un challenge « Agatha Christie ». Lady Agatha aurait eu 120 cette année et de nombreux hommages lui sont rendus : logique que la blogosphère s’en mêle !

La semaine dernière, j’étais tombée par exemple sur le supplément du Magazine Lire qui est vraiment très bien fait et qui nous permet de découvrir un plus « la vraie » Agatha Christie (même si elle ne se laisse pas attraper comme cela !).

Bref, Agatha Christie et moi avons passé de nombreux étés ensemble il y a un peu plus de dix ans, puis nous nous sommes perdues de vue, comme souvent avec les amitiés de vacances.

Et puis, les challenges sur la blogo, je les regarde mais jamais encore je ne me suis lancée…

Alors aujourd’hui, je vous annonce fièrement que je vais participer au Challenge Agatha Christie !

Pour l’occasion, j’ai demandé à ma sœur de me rapporter tous les livres d’Agatha restés chez mes parents… il y en a juste 18 !! Alors, il faut faire un choix : lire ou relire ?

J’ai été tentée par le concours organisé par George avec l’aide des éditions du Masque : le ou la bloggeuse qui lira le plus d’Agatha Christie gagnera « Crème et Châtiments », un livre de recettes « délicieuses et criminelles » concoctées à partir des romans de la Duchesse de la Mort. Mais voila, je n’aurai pas le temps, alors je fais le deuil de cet ouvrage alléchant. (Père Noel, si tu repasses par là ?)

Pour ma participation au challenge, j’ai donc décidé de lire :

-> Le Meurtre de Roger Ackroyd, premier roman d’Agatha

-> Le Vallon, roman policier qui tranche dans l’œuvre christienne et qui relègue l’intrigue policière au second plan

-> Une autobiographie, dans laquelle l’auteur nous promet de tout nous dire (je pense qu’elle ment…)

-> Enfin, je terminerai avec La Dernière Enigme, paru en 1976 et qui doit être le dernier de la romancière (si un spécialiste passe par là, tout comme le Père Noel d’ailleurs, qu’il n’hésite pas à souligner mes erreurs s’il y en a…)

Pas de grands classiques mais plutôt une occasion pour moi de retrouver l’auteur, et de refaire connaissance avec cette grande dame de la littérature.

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A qui la faute ? de Sophie Tolstoï, réponse à La Sonate à Kreutzer de Léon Tolstoï

Albin Michel a publié il y a quelques semaines une nouvelle traduction de La Sonate à Kreutzer, mais surtout A qui la faute ? de Sophie Tolstoï, roman posthume, publié pour la première fois en France, de celle qui fut dans l’ombre pendant des décennies. Certes, on ne présente plus Tolstoï (quoi que…) que la plupart connaissent via la grande figure d’Anna Karénine qui me laisse encore un vif souvenir bien que la lecture soit lointaine.

Le livre débute par la voix féminine de Sophie qui souhaite répondre à son mari en empruntant ses propres armes. Bizarrement, l’éditeur a donc chois de commencer par la réponse… Soit ! (si quelqu’un a l’explication, je suis preneuse…) La nouvelle se lit facilement et le sujet peut paraitre léger, voire simpliste : elle oppose à la « bestialité masculine » les aspirations plus spirituelles de la femme, à travers le personnage d’Anna, épouse tourmentée, déçue de son mariage avec le Prince Prozorski et troublée par sa rencontrer avec Bekhmetiev.

Ensuite, lisons cette Sonate (on peut d’ailleurs aussi écouter celle de Beethoven en même temps ; c’est toujours épatant). Lors de sa parution en 1891, ce récit fit l’objet d’une violente polémique et Sophie y vit, sans aucun doute, une attaque personnelle. Si la Sonate fit tant de bruit, c’est qu’elle exprime froidement un dégout pour le mariage et la sexualité. Le narrateur écoute le récit de Pozdnychev, mari jaloux et meurtrier de sa femme adultère, pendant un long voyage en train.

Ah, le train… Un élément déterminant chez Tolstoï et tellement révélateur de son époque.

Je vais arrêter les digressions sur Tolstoï, sa vie, son œuvre, mais si tout cela vous intéresse, je vous invite l’excellent dossier paru dans le Magazine Littéraire de novembre sur cet auteur.

Ce que j’en ai pensé ? Effectivement, les deux voix sont extrêmement discordantes mais, au final, personne ne l’emporte…. Sophie est tout compte fait bonne avocate de sa cause et n’a rien à envier à son mari. Les tons sont très différents, les univers et les décors également, mais chacun dépeint des aspects de la vie de la Russie des Tsars du XIXe ce qui fut un vrai bonheur pour moi, sans surprise !

Bien sur, ce ne sont pas forcement des choix de lecture pertinents pour aborder Tolstoï ou la littérature russe mais cette joute littéraire à laquelle se sont livrés mari et femme est au final un duo qui s’orchestre plutôt bien malgré quelques désaccords.

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Classé dans Littérature russe

Magazine littéraire ou Lire ?

Cruel dilemme me direz-vous ?

A l’occasion d’un aller-retour à Paris pour le travail, je me suis muni de mon livre (toujours) en cours (la Promesse de l’aube de Romain Gary) mais aussi du Magazine Littéraire et de Lire.

Pour tout vous dire, j’aimerais bien demander un abonnement au Père Noel, mais pas les deux, hein (oui, faut quand même avoir le temps de lire tout ça…) alors QUE CHOISIR ???

Je vais prendre le week-end pour étudier tout cela et je vous ferai part de mes impressions. Bon si vous avez des avis, n’hésitez pas !!!

Une chose est sure, lire des magazines comme cela, c’est un peu comme s’entretenir avec le diaaaable pour moi : je n’ai ensuite qu’une envie : lire-acheter un livre, lire-acheter un livre… Alors voilà ma PAL qui s’allonge…

Alors, Père Noel, en plus d’un abonnement, tu peux aussi mettre dans mes souliers :

La couleur des sentiments de K. Stockett (Edition Jacqueline Chambon)

L’Etrangère de Sandor Marai (Edition Albin Michel)

Mamita de Michel del Castillo (Edition Fayard)

Le Ministère des Ombres de Pierre Lepère (Edition de la Différence)

Le Front russe de Jean-Claude Lalumière (Edition le Dilettante)

Merci Père Noel…

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Classé dans Et dans la presse

Mon Club des 15…

15 auteurs qui m’ont marqué ? C’est le challenge proposé par Estelle de Lire, relire, ne pas lire. J’accepte !

Le but du jeu :

Ne prenez pas trop de temps pour y penser. 15 auteurs (incluant les poètes), qui vous ont influencé et que vous garderez toujours dans votre cœur. Listez les 15 premiers dont vous vous souvenez en moins de 15 minutes. Taguez 15 amis et amusez-vous surtout !

Top, c’est parti…

– Stendhal (et longtemps j’ai cru que je me marierai avec Fabrice et que j’habiterai à Parme…)

– Flaubert (parce que « Emma Bovary, c’est moi » et que ces Correspondances sont passionnantes)

– Balzac (parce que…)

– Victor Hugo (parce que aussi…)

– Milan Kundera (parce qu’il n’y a jamais de mauvaise surprise avec lui…)

– Léon Tolstoï (mon faible pour la Russie des Tsars)

– Agatha Christie (qui a bercé mes étés d’adolescente)

–  François Mauriac (comment ça, vous ne connaissez pas Thérèse Desqueyroux ?)

– André Gide (je n’ai lu que les Faux-Monnayeurs, mais plusieurs fois…)

– Corneille (parce qu’il y a des vers et des rimes qui restent dans l’oreille)

– Montesquieu (mon penchant pour le roman épistolaire sans doute…)

– Laclos (pour l’audace des Liaisons dangereuses et ses personnages hauts en couleurs)

– Albert Camus (pour son œuvre, mais aussi pour l’homme… Euh pardon l’Homme !)

– Oscar Wilde (je n’ai lu que Le portrait de Dorian Gray, mais c’était… épatant !)

– René Char (les mots me manquent…)

 Au regard de cette liste j’ai envie de dire que…. je suis tellement classique comme fille…. Pfff…

 Allez, je fais passer à Brouillons-de-culture, Lectrices ans the City, Quartier Livre, L’or des chambres, La Plume Dilettante (bon, ça ne fait pas 15, mais vous me pardonnerez ?)

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Classé dans Et sinon...

Le Jeudi, c’est citation

Avec ceux que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n’est pas le silence. René Char

Pour prendre un peu de recul face à nos babillages…
Bonne journée à tous

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Classé dans Le Jeudi, c'est citation