Archives mensuelles : août 2010

Les petites soeurs – Valérie Saubade

Imaginez une famille, la votre par exemple.

Et bien maintenant, imaginez la pire famille qu’il soit possible d’imaginer. Avec une méchanceté et une violence psychologique sans borne.

Vous y êtes ?

Bienvenue dans Les Petites Sœurs, roman à l’intrigue implacable et aux personnages exquis.

L’écriture de Valérie Saubade est incisive, comme ses personnages.

Au fin fond de la province française, un drame familial que personne ne soupçonne, étouffé par une bonne dose d’hypocrisie mondaine, est en train de détruire à petit feu les membres de cette famille, pantins articulés et manipulés par le père. Le reste, je ne peux pas vous le raconter !

Si je devais résumer ce livre, je dirai « tourbillon ». J’ai eu l’impression d’être entraînée dans la recherche folle de vérité de la jeune Agathe sans pouvoir m’en défaire, alors que le début du livre ne laissait rien présager de tel.

Bel exercice de Valérie Saubade que j’aurai plaisir à relire plus tard !

4e de couv

Sarah Debussy avait, ce jour-là, une foule de choses à faire avant de mettre fin à ses jours. Elle tenait à se suicider comme elle avait vécu. Avec efficacité.  » Qui a poussé Sarah Debussy à finir consciencieusement sa boîte de somnifères ? Pour sa famille, peu importe : il est avant tout extrêmement indécent de mettre fin à ses jours quand on appartient à la bourgeoisie. D’autant que la petite effrontée, pourtant morte et enterrée, semble envoyer post-mortem des lettres sibyllines signées de sa main. Alors qu’on accuse la défunte de ne pas vouloir faire comme tout le monde, Agathe, sa nièce, décide de suivre ce jeu de pistes et les méandres du passé de cette famille pas comme les autres…

A propos de l’auteur

Née en 1966, Valérie Saubade est journaliste à Bordeaux. Après le succès de son premier livre Happy Birthday Grand-Mère en 1999, ont suivi Les petites sœurs en 2002 et Marche arrière en 2009.

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Classé dans Littérature française

No impact man – Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ?

Colin Beavan a partagé ma serviette de plage pendant quelques heures cet été, et moi qui croyait que ce livre serait drôle, sous forme de carnet de bord ponctué de situations cocaces, j’ai plutôt eu l’occasion de prendre conscience… de notre inconscience.

Enfin, le plus gros était déjà fait avec le tapage médiatique autour du réchauffement climatique et Cie. Mais là, Coline Beavan, en nous racontant son projet No Impact Man, nous met face à nos responsabilités, dans notre quotidien.

Et en fait, ça semble un peu compliqué au début de s’alimenter dans un rayon de 200 km (pour TOUT), de ne plus prendre de voiture, de s’éclairer à la bougie le soir, d’abandonner l’ascenseur, et de ne plus acheter d’aliments avec emballage… Mais, ils y sont arrivés sans divorcer !

Sans employer un ton moralisateur ni dramatiser à outrance, Colin Beavan est percutant et pousse à la réflexion… On se sent juste un peu mal à l’aise quand on déballe son Magnum sur la plage ensuite…

Ce qu’en dit l’éditeur
Comme nous tous, Colin Beavan en a marre d’assister, impuissant, au réchauffement climatique, à la déforestation et aux gaspillages en tous genres… Il refuse d’être partie prenante dans la fonte des glaces et la disparition des ours polaires. Son défi: vivre un an en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Jusque-là, pas de quoi parader, d’autres l’ont fait avant lui. La grande différence c’est que ledit Colin Beavan vit en plein coeur de Manhattan, au 9e étage d’un building. Et qui dit réduction des émissions de carbone dit pas d’ascenseur, de climatiseur, de réfrigérateur, de transport motorisé -entre autres-, et quand on est un jeune père de famille, l’aventure tourne vite au casse-tête. Son premier challenge: convaincre sa femme, quelque peu accro au shopping, de jouer le jeu. Le deuxième : renoncer aux couches en plastique et aux plats à emporter. Passées ces étapes… eh bien, tout reste encore à faire. L’expérience dure un an, le compte à rebours est enclenché !

A propos de l’auteur

Colin Beavan est l’auteur de plusieurs essais historiques et de critiques pour les magazines The Atlantic Monthly, Mens’ Health, Glamour, Cosmopolitan… Il vit à New York avec sa femme Michelle Conlin, journaliste pour BusinessWeek et leur fille Isabella.

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Classé dans Reportage / Société

Le mec de la tombe d’à côté – Katarina Mazetti

Je ne suis ni la première, ni la dernière à faire mon petit commentaire sur ce bouquin vraiment drôle !

Avant d’aller plus loin, en voici le résumé :

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu’il fleurit assidûment.

Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Ce qui m’a vraiment fait rire dans ce livre, c’est la succession des chapitres où l’on alterne avec la perception et les avis de Désirée et ceux de Benny.

Et là, c’est le choc de deux mondes : les deux protagonistes décrivent sans ménagement les défauts de l’autre selon leurs propres codes, tout en s’efforçant de réprimer un rire intempestif face à des situations souvent burlesques, parfois délirantes.

A la fin, on s’attend bien à ce que ces deux chemins parallèles le restent (Cendrillon ne fait pas partie du casting), mais l’auteur a le mérite de le faire sans gnangnan ni morale à deux balles. Vraiment, une lecture réjouissante !

A propos de l’auteur

Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste à la radio suédoise. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le Mec de la tombe d’à côté, traduit en de nombreuses langues. Son œuvre est publiée en France par les éditions Gaia.

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Classé dans Littérature suédoise